samedi 2 mars 2013

Les Portes de l'Enfer : poème spirituel

Poème extrait, avec l'autorisation de l'auteur, Sébastien Morgan, que je remercie, de l'ouvrage que j'ai présenté dans mon billet du 28 février : "Devenir soi-même".



Les Portes de l’Enfer

Sébastien Morgan


Le Christ rebelle mourut un jour sur la Croix, pour avoir apporté la Lumière dans un monde de ténèbres.
Dans un ultime geste d’Amour, le sang divin coula et lava le monde de l’obscurité, un cri de rage déchira l’Univers.
Le Prince des Ténèbres ne s’avoua pas vaincu, ses griffes gigantesques et corruptrices s’étendirent à l’infini,
Inspirant les âmes faibles, les tyrans, les oppresseurs, les inquisiteurs et les légions noires qui déferlèrent à travers l’espace et le temps.
Le glas résonne ! L’acier grince contre les os et les portes de l’enfer vomissent !

L’Epée Lumière fut maintes et maintes fois forgée, comme elle fut maintes et maintes fois portée.
Sur son pommeau, sur sa lame, on peut lire qu’elle ne peut être brandie que par ceux qui ont purifié leur cœur.
Les champions de la Lumière luttent toujours pour ceux qui les dénigrent car l’aveuglement et la stupidité
Sont les poisons dont Satan use le mieux, ceux qui imprègnent le plus facilement l’esprit humain.
Le glas résonne ! L’acier grince contre les os et les portes de l’enfer vomissent !

L’étoile du berger n’est pas qu’un signe pour les mages des civilisations disparues recherchant le Messie,
Elle est un fanal pour la Chevalerie et pour ceux qui se laissent imprégner par l’Esprit illuminateur.
Mais des nasaux du Prince sort un brouillard nauséabond, cachant la Lumière éternelle comme un linceul opaque,
Voile à la trame malsaine, tissé par les araignées infernales aux noms bien connus : peur, médiocrité, injustice, préjugés et ignorance.
Le glas résonne ! L’acier grince contre les os et les portes de l’enfer vomissent !

A chaque instant, à chaque endroit, la mer de l’évolution vient frapper les digues de la stagnation.
A chaque instant, à chaque endroit, la Source Père chante et les notes s’envolent comme des perles de cristal.
A chaque instant, à chaque endroit, la Fleur de l’âme tente de percer la neige des illusions afin de s’épanouir à la chaleur du Soleil invaincu.
A chaque instant, à chaque endroit, on tente de repousser la gangue de boue informe et chaotique et de se vêtir de l’armure de Lumière. Le glas résonne ! L’acier grince contre les os et les portes de l’enfer vomissent !

Et nous, nous galopons avec panache, portés par le vent de l’Infini…










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